Règles du jeu

LE JOUEUR JETTE LES DÉS ET AVANCE SON PION. CHAQUE FOIS QUIL TOMBE SUR UNE CASE SPECTACLE, IL GAGNE UNE TÊTE.
LE JOUEUR QUI FRANCHIT LES 13 ÉPREUVES ET PASSE LA CASE 63 A FINI LA PARTIE.
LE JOUEUR QUI A OBTENU LE PLUS DE TÊTES REMPORTE LA PARTIE.
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Il pourrait bien y avoir un rapport tangible entre le colimaçon de loreille interne, la spirale du jeu de loie et le kunstenfestivaldesarts. Un rapport avec les sens, le sens, et le refus des sens uniques. Pour présenter notre 4e édition, nous avons choisi ce parcours de loie, un labyrinthe en spirale autour dun espace central : Bruxelles. Entre le 9 et le 30 mai, vous seront proposées 28 manifestations artistiques dans 17 théâtres, cinémas et espaces dexposition de la capitale : 28 entrées dans le jeu et, autour delles, les 13 obstacles de loie et 21 cases pour avancer. Vous atteignez lentrée de votre choix, un artiste vous ouvre un monde. Chaque case peut communiquer avec une autre car le dédale a ses fils dAriane : les intuitions dun projet global pour le Festival. En voici la trame souterraine.
KUNSTENFESTIVALDESARTS. Il fallait un pluriel. Chaque étape du programme résulte de la rencontre individuelle avec un artiste, avec son urgence et le talent quil met à la transmettre. Libre à lui de choisir le théâtre, la musique, le cinéma et/ou les arts visuels. Ou de quitter sa discipline habituelle pour en aborder une nouvelle. Rendez-vous vers les cases Trisha Brown, William Kentridge, Jorge León, Michel Khleifi...
KUNSTEN ET DES ARTS. La Belgique est un Etat fédéral où cohabitent plusieurs communautés. Bruxelles se décline partout en deux langues. Il fallait garder ce pont précieux entre francophones et néerlandophones. En plus, Bruxelles ne vit pas que sur deux souches pures de toute influence. Quelle est la parole des artistes issus de limmigration? Il fallait jeter dautres ponts vers leurs expressions sans les isoler ni dici, ni de leur pays dorigine. Essayez de relier entre elles les cases Michel Khleifi, Dici et de là-bas et Masrah el Rassif.
CONTEMPORAIN. Le contemporain ici, cest la sensibilité. Monteverdi, Sophocle, Shakespeare ou Howard Barker et Stefaan Decostere, cest aujourdhui. Tout est dans le regard. Quel que soit son degré de notoriété, chaque artiste du Festival est dabord une personnalité autonome qui nous a séduits par son indépendance. Il offre une vision de poète. Son attention se porte dabord sur les êtres et, à travers eux, notre monde se fait, se défait ou renaît. Relancez les dés, cela se joue dans toutes les cases
Ou perdez-vous dans la forêt Shakespeare avec Romeo Castellucci et Martine Wijckaert.
INTERNATIONAL. Dans international, il y a inter, lidée dune relation réciproque, comme inter-communautaire, inter-culturel, interdisciplinaire, interaction. Cela se passe à lintérieur, avec plein dinterférences. Lidentité a tout à gagner de la confrontation aux expériences diverses. Quelles sont-elles à Buenos Aires, Damas, Jérusalem, Johannesburg, en Italie ou pour une jeune femme qui retourne dans le Viêt-nam de son enfance, pour un compositeur chinois exilé à New York? Repérez dans les cases, les dix pays
1994. 1995. 1996. 1998. Le Festival est devenu biennal. Le temps devait devenir un atout. Il fallait sengager plus avant dans les créations. Dix-huit des vingt-huit cases du jeu de loie sont des premières mondiales. Parmi elles, onze belges. Le fil, cest la confiance et puis lengagement. Les risques lui sont inhérents : oser là où un projet force le respect et le rendre possible : le produire ou le coproduire.
L'OIE N'EST PAS UN JEU DE HASARD. Cest un parcours. A vous de découvrir son voyage, cette migration initiatique qui ne sarrête pas à la case 63, puisque le jeu la nomme case de linfini
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